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    21 septembre 2017 | Dans Blog-note, Yves Wellens | Pas de commentaire »

    Le monde comme il s’en va, 10,3

    … Que Peraïta revienne à la direction du Samu Social…
    Oui, cela semble impossible. Et pourtant : cela n’a rien de  « surréaliste », sachant en outre qu’on n’est pas ici dans une question de morale, d’éthique ou de décence.

    C’est beaucoup plus simple : c’est une pratique courante, et parfaitement régulière. Légale.

    Quand un membre du personnel d’une administration ou d’une entreprise, ayant obtenu de son employeur un congé sans solde, annonce à celui-ci qu’il souhaite interrompre cette période, il réintègre son corps d’origine à des conditions identiques que lorsqu’il l’a quitté : même grade, même salaire, même statut. Et voilà le travail…

    Evidemment, on se dit que ce « retour » de Peraïta est simplement destiné à obtenir des « indemnités de sortie », calculées tout aussi légalement en fonction des prestations effectivement accomplies ; et que ce montant servira de viatique en cas de condamnation pénale et de remboursement ou de paiement de dommages et intérêts.

    Le paradoxe, c’est justement que des gens comme Peraïta, Mayeur ou Armand De Decker, par leurs pratiques avérées, montrent qu’il y a un vrai problème avec la loi.

    (à suivre)

     

    Littérature belge francophone : bilan d’une saison (2)

    Xavier Vanvaerenbergh ne doit pas être un type comme un autre. Il a en effet eu la drôle d’idée, il y a quelques années, de fonder sa propre maison d’édition en Belgique, Ker Éditions. Où il témoigne d’une réelle ambition littéraire, publiant des romans de grande qualité, pour adultes (Tous contes faits, Monseigneur, Des barreaux aux fenêtres) ou adolescents (la série Bob Tarlouze de Frank Andriat), éditant ou rééditant des romans et pièces de théâtre de Vincent Engel (dont les remarquables Mon voisin c’est quelqu’un et Et dans la forêt, j’ai vu), et d’autres ouvrages encore. Il a trouvé sa spécificité avec des livres collectifs autour d’un même thème. Après Le Peuple des lumières, à propos du fondamentalisme religieux, vient de paraître L’heure du leurre, où « onze écrivains décortiquent les rouages de la démagogie et du populisme ». (suite…)

    6 juillet 2016 | Dans Etienne Payen, Musique | Pas de commentaire »

    Gentjazz et Middelheim Festival : vos rendez-vous de l’été.

    Comme chaque année, les somptueuses villes de Gand et Anvers seront les capitales du jazz durant la période estivale. Ainsi du 7 au 16 Juillet, le Gent Jazz Festival se déroulera dans le cadre étonnant du Bijloke – superbes hospices du 13e siècle, situés dans un parc, transformé à grands frais et où rien n’aura été laissé au hasard dans la réhabilitation. Ainsi le grand Chapiteau blanc accueillera quelques jazzmen de notoriété mondiale ( Pat Metheny et Ron Carter, Brad Mehldau et John Scofield, John Cale, Terence Blanchard, Hugh Coltman…) sans oublier la venue de celui qui mettra à nouveau le feu aux poudres sur la scène principale le Jeudi 7 juillet : le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf.
    Le dimanche 10 Juillet sera consacré aux groupes flamands avec d’agréables découvertes comme Bardo et Kamikaze. Le Jeudi 14 sera la journée de la Soul Music grâce à des stars de renommée internationale (comme Ala.ni, Allen Stone, St Germain (15), Lianne la Havas et la diva du blues et de la soul : Jill Scott.

    La programmation se veut volontairement hétéroclite et ouverte à d’autres courants qu’ils soient soul, ou même nettement plus pop qu’auparavant. Mais toujours avec une même constance : celle d’être teintée d’une grande exigence de qualité, d’un souci d’originalité et du plaisir d’accueillir des stars confirmées ou de vedettes en devenir. Le Gent Jazz est une manifestation à vivre à la fois pour son programme, son superbe cadre, son professionnalisme et sens de l’accueil et last but least : l’acoustique parfaite des concerts. Bref une festivité à inscrire dans votre carnet du mois de juillet.

    Même organisation mais autre ville et ce durant le week end du 12 au 15 Août : le Jazz Middelheim. Une véritable institution qui fêtera sa trente cinquième année. À nouveau un superbe parc, situé dans un quartier chic et bourgeois d’Anvers, un chapiteau ouvert, deux scènes. Une réunion familiale pour beaucoup d’habitués mais aussi un lieu de découvertes pour les puristes de la note bleue grâce une programmation essentiellement jazz avec de multiples happening. Cette année, le fil conducteur de la fête sera la résidence offerte au trompettiste israélien Avishai Cohen (à ne pas confondre avec son homonyme contrebassiste) qu’on retrouvera ainsi dans différentes formations et styles durant ce week end.
    Quelques grands noms du jazz enchanteront vos oreilles : à savoir le batteur Billy Hart, les trompettistes Wallace Roney Jr et le batteur Denardo Coleman dans un Tribute consacré à son père Ornette Coleman, la chanteuse Tutu Puone, la diva de la Pop Underground Patti Smith, la star belge du piano Jef Neve en duo avec le rappeur Typhoon, le pianiste américain Craig Taborn en solo sans oublier l’exceptionnelle présence du saxophoniste Pharoah Sanders en trio. Signalons le 14 Août le concert de la chanteuse belge Mélanie De Biasio toute auréolée du succès mondial de son dernier album. Bref, du bon, du beau, du plaisir !

    Contrairement à Gand, un registre plus jazz, des stars internationales mais aussi belges, un lieu et une ambiance cosy, où les enfants sont bienvenus. Une autre date à retenir pour le 15 Août. Que ce soit à Gand ou à Anvers, que vous soyez novice ou grand amateur de sonorités détonnantes, voici deux superbes occasions de découvrir une merveilleuse musique ; le tout dans de jolis endroits et dans une atmosphère agréable et des conditions optimales. Vous savez ce qu’il vous reste à faire !Ibrahim_Maalouf_Kalthoum-FB-Vierkant_Kader
    Etienne Payen
    www.gentjazz.com
    www.jazzmiddelheim.be

    Acteur et spectateur du paysage

    Une carte blanche de Denis Marion, de l’asbl Epures, publiée dans espace-vie l juin 2015 l n° 252
     

    « La modification du paysage est aussi l’affaire des petits détails quotidiens »

    « Pour autant que les actes et travaux projetés, soit respectent, soit structurent, soit recomposent les lignes de force du paysage, un permis d’urbanisme peut être octroyé en dérogation aux prescriptions d’un règlement régional d’urbanisme, d’un règlement communal d’urbanisme, d’un plan communal d’aménagement ou aux prescriptions ayant valeur réglementaire d’un permis de lotir, etc. »

    (suite…)

Dublin 11

Le quartier de Temple Bar, célèbre pour ses innombrables pub et son ambiance nocturne ©Luc Teper

EXPOSITION

« SOIGNES MA BELLE »

J’arpente la Forêt de Soignes depuis plus de cinquante ans. Estimant que cette sylve magnifique qui m’a offert tant de superbes paysages à contempler valait bien un hommage particulier, je présente quelque 130 photos réalisées lors d’un reportage entamé en hiver 2013 et qui montre la «Belle» en toutes saisons, au travers de sa flore et de sa faune fascinantes. Même s’il m’a fallu souvent être sur place dès la fine pointe de l’aube et m’armer d’infiniment de patience pour surprendre renards, chevreuils, oiseaux et écureuils sans que ceux-ci ne s’aperçoivent trop vite de ma présence, ce fut au total un réel bonheur de m’immerger dans cette petite portion de vie sauvage qui se développe à quelques kilomètres à peine du centre de Bruxelles. Et puis, à la suite de quelque quatre années de reportage et à trois mois du vernissage de l’exposition, voilà que, cerise sur le gâteau, survient le classement au Patrimoine mondial de l’Humanité octroyé par l’Unesco à une portion de la forêt de Soignes. Gageons que ceci est de fort bon augure pour une juste préservation globale et espérons que le promeneur de demain pourra lui aussi encore l’appeler «Soignes, ma Belle».

Halles Saint-Géry, du 30 septembre au 30 novembre 2018, de 10 heures à 18 heures. Entrée gratuite.

Aïe! Phone!

Quelle est la différence entre une bonne vieille cabine téléphonique et le nouveau-né de la téléphonie mobile, le aïe-phone 10 XXL ?
Dans une cabine, on parlait à l’aise, loin des oreilles indiscrètes et à l’abri de la pluie. Avec un portable, on a l’air comme tout le monde d’un plouc gueulant sa vie privée sur le trottoir.
Avec le machin d’Apple, bonne chance pour atteindre votre correspondant si le nouveau-né de la technologie ne vous reconnaît pas. Et, attention, il est capricieux. Un lendemain de la veille, un sparadrap sur le nez, un œil au beurre noir, un look Gainsbarre-Magnette, même si vous engueulez votre bijou à mille €, vous aurez autant de chances de téléphoner qu’un résident de saint-Bart avant la visite de Macron. Ne restera plus qu’à chercher une cabine téléphonique et là, courage ! Faut aller (suite…)

Dublin 10

Le « Spire of Dublin » sur O’ Connell street, aiguille en acier de plus de 120 mètres de haut due à Ian Ritchie ©Luc Teper

UBU BOIRA…

UBU BOIRA…

Le constat fait froid dans le dos : ni l’ONU ni les Etats-Unis n’ont trouvé le moyen d’empêcher le leader bien aimé respecté Kim Jong-un de lancer ses jouets à la tête de tous ceux qui passent à sa portée après l’heure où les enfants normaux font dodo.
Quant aux Russes et aux Chinois, ils se font tout petits, un exercice difficile mais les spécialistes de la contorsion ne manquent pas aux cirques de Moscou comme de Pékin.
C’est donc aux Européens une fois encore de trouver la parade. En puisant dans leur intarissable sac à malices. Comment amadouer le Grand Successeur (le titre qui avait été donné au p’tit Kim 3 à la mort de son père) ?
Le mieux serait de jouer sur ses passions. Jusqu’ici, on lui en connaît deux. Les parcs d’attraction et les meurtres en famille. Deux loisirs qui peuvent très bien se combiner.
Ainsi, on pourrait proposer à notre Ubu décoré un week-end gratuit à Walibi rien que pour lui et les trois vieux clowns qui l’entourent sur les photos. Accès à toutes les attractions : pour la partie internationale, (suite…)

De Damme à Bruges 09

L’énergie d’hier et celle d’aujourd’hui dans la campagne de Damme ©Luc Teper

De Damme à Bruges 08

Boutique dans le centre de Bruges ©Luc Teper

De Damme à Bruges 07

Un canal près de Damme ©Luc Teper

Littérature belge francophone : bilan d’une saison (2)

Xavier Vanvaerenbergh ne doit pas être un type comme un autre. Il a en effet eu la drôle d’idée, il y a quelques années, de fonder sa propre maison d’édition en Belgique, Ker Éditions. Où il témoigne d’une réelle ambition littéraire, publiant des romans de grande qualité, pour adultes (Tous contes faits, Monseigneur, Des barreaux aux fenêtres) ou adolescents (la série Bob Tarlouze de Frank Andriat), éditant ou rééditant des romans et pièces de théâtre de Vincent Engel (dont les remarquables Mon voisin c’est quelqu’un et Et dans la forêt, j’ai vu), et d’autres ouvrages encore. Il a trouvé sa spécificité avec des livres collectifs autour d’un même thème. Après Le Peuple des lumières, à propos du fondamentalisme religieux, vient de paraître L’heure du leurre, où « onze écrivains décortiquent les rouages de la démagogie et du populisme ». (suite…)

Dublin 09

Bibliothèque du Trinity College où est conservé le fabuleux Book of Kells ©Luc Teper